Exposition TAREK : Masques et Totems

TAREK : Masques et Totems

Du vendredi 01/10 au dimanche 31/10

LIEU : Espace Galerie, Le Sel (47 Grande Rue92310 Sèvres)

Rencontre avec l’artiste vendredi 1er octobre à partir de 19h

Tarek Ben Yakhlef est un artiste polyvalent, dont l’univers coloré se déploie autant sur la toile que sur les murs et la bande-dessinée. En 1991, alors âgé de 19 ans, il publie le livre Paris Tonkar, consacré au graffiti à Paris. Celui-ci est devenu un ouvrage de référence pour tous les amateurs d’art urbain tout comme pour les spécialistes du Hip-Hop.

L’idée de customiser des masques ou d’en peindre n’est pas récente dans le travail de Tarek puisqu’il avait déjà réalisé quelques pièces dès 2010. Lors de son séjour au Cameroun, en 2017, il a peint des murs et partagé sa passion avec d’autres peintres camerounais. Sur place, il a pu faire l’acquisition de nombreux masques africains qui ont été des sources d’influence importantes pour son travail (séries Tribal et Hommes de bois). Depuis peu, il a entamé une nouvelle série sur les totems !


Vous pouvez acheter des dessins, des customs ou encore des peintures en visitant les galeries en ligne qui suivent : Art Sy, Artmajeur, Artsper, Bougie art gallery, Singulart, Kazoart et We need art.

You can buy drawings, customs, or paintings by visiting the following online galleries: Art Sy, Artmajeur, Artsper, Bougie art gallery, Singulart, Kazoart et We need art.

Vincent Pompetti et Tarek en dédicace à Rennes

Soirée au Crazy Lounge

Rencontre et dédicace au Crazy lounge avec Tarek et Vincent Pompetti. Vous pourrez découvrir leurs bandes dessinées, les artbooks de Vincent et les dessins de Tarek…
Ce moment sera également l’occasion de découvrir ce nouveau lieu situé au fond de la cour du Crazy X Factory, situé au 26 de la rue Saint-Louis (métro Place Sainte-Anne).

Les murs ont été peints par Lélé et Tarek. Rendez-vous est donc pris dès 18 heures pour passer un agréable moment ensemble.


Paris Tonkar magazine

⇒ MERCI DE PRÉCISER à partir de quel numéro (celui en cours de commercialisation ou le prochain) vous souhaitez débuter votre ABONNEMENT. Cela est possible dans la case pour laisser un message lors de la finalisation de la commande.

Boutique en ligne : ici.

Vous pouvez payer en ligne (CB sécurisée) OU par CHÈQUE (bancaires et postaux tirés sur des banques françaises) ou BONS ADMINISTRATIFS.

Pour les commandes par CHÈQUE (à l’ordre de i.H.H.C.), il vous suffit d’envoyer votre commande sur papier libre (en précisant bien nom, adresse, durée d’abonnement et/ou ancien[s] numéro souhaité[s]) accompagné du règlement par chèque (à l’ordre de i.H.H.C.) à l’adresse suivante :

PARiS TONKAR magazine / iHHC
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Boîte 41
116, avenue du Général Leclerc
75014 PARIS

Interview de Phil artist

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When was your vocation as an artist born and what triggered it?
I would say in 1975 at 5 years old. My parents worked in NYC and I would ride the subway with them back and forth from Queens. The skyline, architecture and the subways, seeing the first tags on the subway was en grained in my memory since. I would try to draw what I saw when I would get back home.

An era, an artist or a current that particularly marked you.
My sister’s friend Patricia was the first talented and professional artist’s work I saw. Her pencil, charcoal drawings and hand painted denim jackets I saw as a kid/early teen amazed me. And of course, growing up in the 80’s NYC graffiti era!

The meetings that counted in your career?
Some of my high school class were graffiti writers. It was in those years there I found out about the exchange of blackbooks, making a homemade marker, etc. Also, the mystery not meeting many of the notable graffiti artists inspired me!

What gives you resources or inspires you … (music, literature, architecture, nature, a place …)
Being born and raised in Queens, NYC to French parents and taking a photography class in my 20’s, I discovered the work of Henri Cartier-Bresson and capturing moments. It inspires most all of my work still today, trying to paint and draw moments I remember in my younger years or scenes that I see in my travels. Music, 90’s hip-hop, 80’s metal, jazz, and blues.

A favorite color?
Shades of grey

Interview de Sophie Neury

Quand est née votre vocation d’artiste et qu’est ce qui l’a déclenchée ?
Je ne sais pas exactement à quand remonte ma vocation d’artiste : il n’y a ni musicien ni peintre dans ma famille. Avant de choisir de m’engager dans cette voie, j’ai été attirée par le piano que j’ai commencé très tôt. Fille unique, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents paternels, je pense que c’est à leur côté que j’ai développé un sens artistique. Très tôt, j’ai partagé les intérêts de ma grand-mère pour la pâtisserie et la photographie : elle collectionnait les insectes, les oeufs dans de magnifiques boîtes en bois, les minéraux et les oiseaux empaillés trouvés morts, ici et là, dans la campagne alentour. Elle avait une pièce qui ressemblait à un cabinet de curiosité à la Mark Dion, quand on est petit tout semble plus grand, ça m’a beaucoup marqué.

Neury Sophie

Une époque, un artiste ou un courant qui vous a particulièrement marqué.
Je suis assez hétéroclite dans mes goûts artistiques, si j’ai une attirance pour l’expressionnisme abstrait, plutôt les artistes du «Color field » Rothko, Ellsworth Kelly, De Kooning, Joan Mitchell, j’ai moins de connivence avec Pollock. Chez eux j’aime les grands formats, l’implication du corps, le lâché prise qui est cependant toujours lié avec la maitrise du geste et leur expérience. Ça peut paraitre paradoxal mais j’ai aussi beaucoup d’affinités pour les peintres figuratifs allemands de la nouvelle école de Leipzig : Matthias Weischer, Christoph Ruckhäberle.

Les rencontres qui ont compté dans votre parcours ?
Changer d’école et partir finir mon cursus universitaire à l’étranger a été très enrichissant dans ma pratique, cela m’a permis de me confronter à d’autres points de vues, d’autres manières d’enseigner l’art, de m’ouvrir à d’autres pratiques telles que les installations par exemple, de me nourrir d’autres références. L’Ecosse étant un pays anglo-saxon les références artistiques américaines y sont aussi plus prégnantes.
Pouvoir discuter et échanger avec d’autres artistes est important, leur énergie créatrice est très dynamisante et me régénère, j’ai fait la connaissance de Tarek il y a près de 7 ans et il a un rôle de « tuteur », c’est quelqu’un de moteur qui est souvent à l’origine de projets auxquels il m’associe et même si notre pratique diffère, je ne suis pas issue de la culture urbaine, du street-art, nous partageons les mêmes interrogations, les mêmes problématiques picturales, au delà d’une quelconque appartenance à un mouvement.

Qu’est-ce qui vous ressource ou vous inspire…
Un peu toutes les disciplines artistiques, j’aime profondément la nature, observer le rythme des saisons, me balader dans la campagne bourbonnaise, l’été c’est l’océan qui prend le relais, passer d’un milieu à un autre m’inspire… J’ai vécu deux ans à Paris, assez pour dire que je ne suis pas une vraie citadine mais l’énergie des capitales, la foule, sont des catalyseurs qui pourront ensuite se transformer en énergie créatrice, la peinture de Basquiat est très New-yorkaise. J’apprécie d’autant plus la quiétude à mon retour.

Sophie Neury

Une couleur fétiche ?
Le VERT s’il porte malheur au théâtre, il est pour moi très lié à la nature, à l’environnement : cette couleur symbolise aussi l’espérance, en peinture le vert Véronèse est réputé, j’aime aussi beaucoup son utilisation faite par Nicolas De Staël qui l’utilise avec brio.